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Charlène Bouhet
21 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 21 Octobre 2016 à 20:10

La Métropole de Lyon vient d’adopter son programme de développement économique pour 2016 à 2021. Les territoires qui l’entourent craignent d’être mis à l’écart des projets.

Depuis le 1er janvier 2015, la Communauté urbaine de Lyon a fait place à la Métropole de Lyon. Cette collectivité territoriale unique en France a été créée par la fusion de la Communauté urbaine de Lyon et du Conseil général du Rhône. Ce nouveau territoire du Grand Lyon se compose de 59 communes. Le Département continue d’exercer ses compétences pour les 228 autres communes.

Présidé par Gérard Collomb, la Métropole de Lyon s’étend sur 538 km2 et compte 1 281 971 d’habitants (2014).

« renforcer son positionnement de grande métropole européenne »

Dans un document de 146 pages, la Métropole fait part de ses ambitions. Elle souhaite par exemple accueillir 100 nouvelles entreprises chaque années qui créeront 2 000 emplois, insérer des bénéficiaires de RSA au sein de 1 000 entreprises mobilisées, accroître les activités de 200 pépites, faire éclore 10 nouvelles ETI et dépasser le chiffre de 10 millions de passagers pour l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry…

Une liste non-exhaustive qui s’est appuyée sur un diagnostic socio-économique réalisé par l’Observatoire partenarial lyonnais en économie (Opale).

Cette étude met en lumière les forces de l’économie lyonnaise, mais également ses faiblesses. Son industrie diversifiée et dynamique, compte deux tiers d’entreprises de moins de dix ans. En revanche, on dénote une faible internationalisation des PME, un manque de personnel qualifié dans certains secteurs…

Dans son nouveau programme, la Métropole Grand Lyon souhaite accélérer les actions d’innovation des PME, ou encore aider les entreprises dans leur modernisation.

Un programme qui suscite des crispations

Les syndicats patronaux et les chambres consulaires soutiennent ce programme de développement économique.

Mais à la périphérie de l’aéroport, des élus de la Plaine de l’Ain et de l’Est lyonnais craignent que leur territoire ne deviennent les simples « hangars de fret de la Métropole de Lyon » et perdent leur propriété industrielle.

Sur ce point, un conseiller de la Métropole rétorque que près de tous les aéroports du monde entier se trouve une forte activité tertaire.

Les conseillers métropolitains du parti Les Républicains dénoncent quant à eux une « tentative d’étouffement », et non de rassemblement.  Selon eux, ce programme ne remplit pas les objectifs des enjeux économiques de demain.

La loi NOTRe ( la nouvelle organisation territoriale de la République) risque de relancer le débat lorsque des discussions vont devoir être lancées sur le schéma de développement économique, d’innovation et d’internationalisation de la Région Auvergne-Rhônes-Alpes.

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